Valpolicella Berceau de l'Amarone


Par Nicole Barrette Ryan

15 février 2018


       

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Valpolicella Berceau de l'Amarone

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Le valpolicella est un vin vénétien, qui naît au nord de Vérone dans un paysage de collines et de piémonts majestueux ouverts sur le fleuve Adige.

La région est continentale et subit l'influence du lac de Garde à l'ouest, et de la mer Adriatique à l'est. À l'ouest, le Mont Baldo qui culmine à 2200 mètres sépare la Valpolicella de la région de Bardolino, située sur les rives du lac de Garde. À l'est, la région confine à la région de Soave. La Valpolicella s'étire sur sept communes : Pescantina, San Pietro in Cariano, Negrar, Marano di Valpolicella, Fumane, Sant'Ambrogio di Valpolicella et Sant'Anna d'Alfaedo qui forment la zone Classique. À l'est de Vérone, la Valpolicella Valpantena, une autre zone viticole de qualité, est rattachée à cette zone classique. Le climat tempéré dont bénéficie la région explique que du XIVe au XVIIIe siècles de nombreuses familles aristocrates de Venise s'y sont établies en y faisant construire de nombreux châteaux et demeures patriciennes. Empruntant les routes nationales plutôt que l'autoroute, on peut admirer ces belles demeures que les familles della Scala, Gonzague, Visconti, par exemple, ont fait construire par de célèbres architectes dont Andrea Palladio.

La région est célèbre pour sa production vinicole, mais elle est aussi réputée pour sa production de marbre que l'on peut voir affleurer partout dans le paysage et qui compose les sols des vignobles de la zone classique. Fin janvier 2012, au moment où l'Amarone est présenté à la presse internationale, la Vénétie est balayée par la bise hivernale qui souffle des plaines septentrionales de Russie. Difficile d'imaginer que l'été peut y être torride.

Le valpolicella se décline en plusieurs styles, mais seuls les vins issus de la zone classique peuvent afficher «Valpolicella Classico» sur l'étiquette. On le trouve en vin sec, jeune, aromatique, plutôt léger, assez semblable au beaujolais nouveau, puis plus costaud, sous sa forme Superiore après un an d'élevage en fût, encore plus important quand il s'est enrichi au moyen d'une seconde fermentation et qu'il s'appelle «ripasso», plus important encore produit avec des raisins passerillés en tant qu'Amarone, et complètement décadent quand il s'offre en recioto.

Les cépages autorisés pour la production de tous les vins de la Valpolicella, quelle que soit la typologie, ont pour nom corvina, rondinella, corvinone, molinara, bien que ce dernier soit de moins en moins inclus dans la cuvée, et quelques autres cépages autochtones. Le grand vin ici est sans conteste l'Amarone et son frère, le Recioto, lesquels «rencontrent un succès commercial de plus en plus important, surtout sur les marchés de l'Europe du Nord et de l'Amérique du Nord» selon le président du consortium, Emilio Pedròn. À cause de cette demande très importante, la production de l'Amarone a connu, entre 2006 et 2010, une croissance de 50 %, et la production du Ripasso a triplé depuis l'attribution de la doc en 2007. Devant une telle croissance, le consortium a décidé de réduire de 65 % à 50 % la quantité de raisins destinés à produire l'Amarone afin de réguler le marché. C'est une bonne initiative, mais qui reste encore insuffisante. Le consortium pourrait, à l'instar de Bordeaux ou de Porto, établir une véritable pyramide où l'Amarone (qui a maintenant la docg depuis le millésime 2010) siégerait au sommet avec des prix en conséquence, alors que les autres typologies pourraient augmenter de façon progressive en quantité jusqu'à la base qui serait constituée du valpolicella générique pour le gros volume.

En janvier 2012, nous avons donc dégusté l'Amarone 2008 qui arrive maintenant sur le marché. C'est un millésime de vignerons car la nature n'a pas toujours été favorable. Beaucoup de pluie au printemps et donc humidité et attaque de péronospora, ensuite quelques averses de grêle par endroit. Été chaud et sec jusqu'en septembre octobre et maturité précoce, avec de bons degrés d'acidité. Pour le passerillage, il y a bien eu des journées de pluie et de forte humidité pendant les mois de novembre et décembre, mais comme les fruitiers de passerillage sont en général équipés d'un système de climatisation, les raisins n'ont pas été affectés par le botrytis.

On peut retrouver toutes nos notes de dégustation sur l'Amarone 2008 à www.vinsetvignobles.com


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